Les artistes 2026

Albane Carrère, Mélanie Pelé et Magali Rischette

Dimanche 12 juillet

crédit photo : Lara Herbinia

Immersion dans l’atmosphère envoûtante du Paris des années folles avec ce concert-cabaret dédié à la légendaire Kiki de Montparnasse. Cette muse, modèle, et icône bohème a inspiré des générations d’artistes, et nous célébrons sa vie à travers une sélection de chansons emblématiques.

Albane Carrère – chanteuse

Mélanie Pelé – violoniste

Magali Rischette – guitariste

Albane Carrère

Louée pour sa « voix caméléon » (France Musique, février 2023), la mezzo-soprano française Albane Carrère s’épanouit autant dans de grandes productions lyriques que dans des projets chambristes. Née à Vienne en Autriche, elle étudie la sociologie à l’ULB puis le chant au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, avant de se produire régulièrement en soliste dans divers festivals européens et sur les scènes des maisons d’opéra de France, de Belgique et d’Italie dans un répertoire allant du baroque au contemporain. Récemment, elle a interprété Cherubin au Théâtre des Champs-Elysées, Carmen au Théâtre Bellini de Catane, le rôle principal de The Woman dans la création mondiale Is this the End ? de Jean- Luc Fafchamps au Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles et Idamante dans Idomeneo de Mozart à l’Opéra Grand Avignon.

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La saison dernière, elle a chanté en tournée avec La Belle saison et le Trio Hélios jusqu’au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, Cherubin à l’Opéra de Catane, le rôle principal de Clara Wieck dans la création mondiale Espace fluide de Benjamin Hamon, puis Mercedes à l’Opéra de Toulon. Parmi ses disques, Still Schubert enregistré avec le Quatuor Alfama a remporté les Octaves de la musique classique 2020. Dans sa rubrique « les albums préférés du Monde » en 2022, son récent disque Il est quelqu’un sur terre est classé numéro 1 dans la sélection du critique musical Pierre Gervasoni. Cette saison, nous l’entendrons entre autres dans l’Enfant et les sortilèges de Ravel et dans Madama Butterfly sur les scènes des opéras d’Avignon, de Tours et au Festival d’Aix-en Provence.

Mélanie Pelé

A l’issue de ses études aux C.N.R. de Rennes et de Rueil-Malmaison (en France) et ayant obtenu un diplôme universitaire de lettres classiques (après une classe préparatoire), Mélanie Pelé est reçue en septembre 2003 au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles dans la classe de Véronique Bogaerts où elle obtient son 1er Prix avec distinction en juin 2005. Elle obtient en juin 2008 le Master avec  distinction au Koninklijk Conservatorium Brussel dans la classe de Katalin Sebestyen (assistant Z.M. Kowalski) et en juin 2009 un Master Didactique également avec distinction. 

À Paris elle rejoint en 2001 l’orchestre Ostinato fondé par Manuel Rosenthal et participe entre 2005 et 2006 à plusieurs stages de formation professionnelle dans le Jeune Orchestre Atlantique créé par P. Herreweghe.

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Sous l’impulsion du quatuor Danel elle fonde en 2008 le quatuor Amôn avec lequel elle intègre la formation Proquartet à Paris, recevant ainsi notamment les conseils de Louis Fima, Paul Katz ou Eberhard Feltz.  Le quatuor Amôn reste en résidence deux ans à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth dans la classe du quatuor Artemis et obtient en 2011 le 3è prix du 25ème Concours Européen de Musique de Chambre de Paris (Fnapec).

Elle a aussi joué aux « Folles Journées » de Nantes avec l’orchestre « Les Siècles » et régulièrement en Belgique avec la Filharmonie d’Anvers, La Monnaie à Bruxelles, le Brussels Philharmonic (M. Tabachnik) et Le Brussels Chamber Orchestra.

Mélanie joue un violon Auguste Sébastien Bernardel de 1832.

Magali Rischette

Née à Uccle, Magali Rischette entame très jeune les cours de piano et de guitare. Des deux instruments, en parallèle pendant une dizaine d’années, Magali choisira finalement la guitare comme partenaire professionnelle. Magali Rischette est titulaire, avec grande distinction, d’une Licence en guitare (2007) dans la classe du maître brésilien Odair Assad au Conservatoire Royal de Mons, ainsi que d’un Master en musique de chambre (2009) obtenu au Lemmens Instituut de Leuven. Magali se spécialise également en 2009 à Leuven auprès de Raphaella Smits puis, durant les étés 2019 et 2021, auprès de Pablo Márquez. Outre ses concerts en soliste, Magali Rischette est passionnée de musique de chambre et joue régulièrement au sein de diverses formations : duo de guitares avec le guitariste suisse Patrizio Perucchi – duo flûte & guitare avec la flûtiste grecque Kalliope Bolovinou – trio de guitares avec Adrien Brogna & Hughes Kolp – ou encore, quatuor de guitares « Il Diavolo a Quattro » dans un projet de transcriptions de musique baroque.

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Membre fondateur de l’Alki Guitar Trio depuis 2003, avec lequel les concerts se sont succédés en Belgique, France, Allemagne, Brésil, Pologne… Deux enregistrements du Alki Guitar Trio sont parus chez GHA Records : Alki (2011) et Corpus (2015). En 2020, Magali Rischette entame un nouveau projet solo de musique contemporaine belge et collabore avec plusieurs compositeurs. Pédagogue appréciée et soucieuse de l’épanouissement de ses étudiants, Magali Rischette enseigne à l’académie de musique de Braine-le-Comte et depuis 2018 à l’International Music Academy de Dinant. Magali a été l’assistante d’Odair Assad de 2013 à 2019 au Conservatoire royal de Mons – ARTS². Depuis 2021, elle est professeure de la classe de guitare à ARTS².

Les révélations font leur cinéma

Mercredi 15 juillet

Les lauréats des Victoires de la Musique Classique, sur un programme de musique de film

Musique classique et cinéma : quand les chefs-d’œuvre dialoguent avec le grand écran.

Depuis ses débuts, le cinéma a souvent puisé dans le répertoire classique pour accompagner ses images les plus marquantes. Porté par des jeunes artistes Révélations des Victoires de la Musique Classique, ce programme met à l’honneur des œuvres emblématiques du répertoire classique qui ont marqué de grandes scènes du 7ᵉ art.

La parole de Jean-Michel Dhuez accompagnera le public tout au long de cette soirée, reliant chaque œuvre à son univers cinématographique avec passion et sensibilité.

Concert en partenariat avec les Victoires de la Musique Classique et avec l’accord du CIC

Jean-Michel Dhuez

Journaliste et homme de radio, passionné de musique, Jean-Michel Dhuez est une voix bien connue des auditeurs de Radio Classique, où il présente chaque jour des émissions qui mêlent culture et grands moments du répertoire musical. Sa curiosité, sa culture artistique et son sens du récit lui permettent de transmettre avec clarté et émotion les clés des œuvres et le parcours des interprètes. Habitué des présentations de concerts et festivals à travers la France, il accompagne régulièrement les plus grands événements musicaux, créant un lien chaleureux entre la scène et le public. Sa parole élégante et accessible fait de lui un passeur attentif et inspiré.

Théo Fouchenneret

Crédit photo: © Lyodoh Kaneko

Théo Fouchenneret remporte le premier prix du Concours international de Genève en novembre 2018 avant d’être nommé « révélation soliste instrumental » aux Victoires de la Musique Classique. La même année il remporte le 1er prix ainsi que cinq prix spéciaux au Concours international de musique de chambre de Lyon.

Applaudi par de grandes salles et festivals internationaux, il se produit également avec des musiciens internationalement reconnus : Victor Julien-Laferrière, Renaud Capuçon, François Salque, Lise Berthaud, Svetlin Roussev…

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En mars 2020 est paru son premier disque solo chez la Dolce Volta, enregistrement consacré aux grandes sonates Waldstein et Hammerklavier de Beethoven. 

Théo est à l’initiative du projet d’enregistrement de l’intégrale de la musique de chambre de Robert Schumann, qui a débuté en 2023, aux côtés de son frère Pierre Fouchenneret. 

Son nouveau disque consacré aux Nocturnes de Gabriel Fauré est paru le 6 septembre 2024 chez le label La Dolce Volta. Il est déjà salué par la critique (Revue Pianiste, 5 étoiles Diapason), et est couronné d’un Choc Classica.

Théo est artiste résident à la Fondation Singer-Polignac, et lauréat de la Fondation Banque Populaire. 

« On est frappé par une présence et un son plein et intense. Rapidement, les contrastes nous saisissent. Fouchenneret nous convie à une véritable interprétation. » Diapason

Marine Chagnon

Crédit photo: © Romane Begon

Marine Chagnon est une mezzo-soprano française au parcours artistique riche et diversifié. Originaire de Dijon, elle commence sa formation en danse modern-jazz et en art dramatique avant de se consacrer pleinement au chant. Diplômée d’un master du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), elle intègre l’Académie de l’Opéra national de Paris en 2021. Au sein de cette académie, elle interprète des rôles tels que Tisbe dans La Cenerentola, Zerlina dans Don Giovanni, et l’Enfant dans L’Enfant et les Sortilèges de Ravel.

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Elle a également incarné des rôles dans des productions de La Giuditta de Scarlatti et L’Incoronazione di Poppea de Monteverdi, saluées par la critique pour la justesse de son interprétation Nommée Révélation Lyrique aux Victoires de la Musique Classique en 2023, elle poursuit sa carrière au sein de la Troupe lyrique de l’Opéra national de Paris, avec des engagements à l’Opéra de Versailles, à l’Opéra national de Bordeaux et à la Scala de Milan. En parallèle, elle se produit en récital, notamment avec le pianiste Robin Le Bervet dans le programme Une dernière danse, mêlant musique classique, opéra et chansons françaises.

Kevin Amiel

Crédit photo: © Grégoire Camuzet

Il est l’un des ténors les plus talentueux de la jeune génération et côtoie les grandes scènes de Paris, Bordeaux, Toulouse, Marseille ou encore Turin en Italie dans des rôles tels que : Alfredo (Traviata), Nemorino (l’Elisir d’amore), Nadir (Les pêcheurs de perles) ou encore Rodolfo (La Bohème) et bien d’autres.

Nommé aux Victoires de la Musique Classique 2020 dans la catégorie Révélation Artiste Lyrique, lauréat de nombreux concours de chant (Voix Nouvelles 2018, Opéra de Marseille, Marmande, Béziers…), révélation classique de l’ADAMI en 2011 et prix de l’AROP en 2013, il a par ailleurs été membre de l’Atelier Lyrique de l’Opéra National de Paris.

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Il remporté un franc succès dans des concerts « Hommage à Luciano Pavarotti » sur les scènes des Invalides à Paris et au Palais des festivals à Cannes accompagné par l’Orchestre de Cannes, et chante aux Chorégies d’Orange dans les éditions 2017, 2018, 2019 et 2025 de « Musiques en Fête ».

Il vient d’être ovationné pour le rôle de Don José dans Carmen, à l’Opéra Royal de Versailles, et au Hong-Kong Festival.

En 2025, il sort son premier album solo, Backstage, sous le label Aparté, qui reflète son parcours et ses goûts musicaux 

Kévin est passionné également par la chanson et le cross over qu’il interprète avec sincérité et talent.

Joë Christophe

Crédit photo: © Daniel Delang

Lauréat de plusieurs concours internationaux, Joë Christophe confirme sa singularité artistique en 2019 en remportant le 1er Prix ainsi que 6 prix spéciaux au très prestigieux concours de l’ARD de Munich, lançant définitivement sa carrière d’interprète au rang international. Il termine ses études au CNSM de Paris l’année suivante avec les plus hautes distinctions. Il est nommé en 2023 dans la catégorie Révélation Soliste Instrumental aux Victoires de la Musique Classique.

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En soliste aux côtés de grands orchestres ou en musique de chambre dans de nombreux festivals, son parcours l’amène à se produire dans les plus prestigieuses salles de concert à travers le monde.

Mis à l’honneur dans l’émission Stars von Morgen présentée par Rolando Villazón en 2020, Joë Christophe participe en 2021 au prestigieux programme Debüt im Deutschlandfunk Kultur à Berlin. 

En tant que clarinettiste d’orchestre, facette du métier de musicien qu’il souhaite conserver tant que possible, Joë est invité en tant que clarinette solo par des orchestres prestigieux tels que l’Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre National de France et l’Orchestre Philharmonique de Radio France.  

Il est ambassadeur de la manufacture d’instruments à vents Henri Selmer Paris.

Eva Zavaro

Crédit photo: © Olivier  Lalane 

« Raconter et émouvoir »

Telle est la mission de la musique pour Eva Zavaro. Née en 1995 à Paris, d’un père compositeur français et d’une mère violoniste polonaise, elle est l’une des violonistes françaises parmi les plus brillantes de sa génération. Amoureuse de la musique, elle « joue avec le cœur » (Ivry Gitlis) dans de nombreux pays, en soliste ou chambriste, partageant la scène avec des musiciens renommés. Après ses études au CNSM de Paris (avec Roland Daugareil, Suzanne Gessner et Christophe Poiget), elle s’est perfectionnée auprès de Julia Fischer à la Hochschule für Musik de Munich.

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Elle est nommée dans la catégorie « Révélation Soliste Instrumental » des Victoires de la musique classique 2021. En 2018, elle remporte le Premier Prix du Concours International Johannes Brahms en Autriche ainsi que le Prix Vadim Repin pour la meilleure interprétation de Mozart. Elle s’est vue distinguée du prix « Révélation » 2023 de la Fondation Engie ainsi que du Prix Georges Enesco 2016 de la SACEM.

À 14 ans, Eva s’est produite en tant que soliste avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Sir J. E. Gardiner à la Salle Pleyel. Depuis, elle collabore avec de nombreux orchestres à travers le monde : elle joue au Rudolfinum de Prague dans le Poème de Chausson et Tzigane de Ravel, interprète le Triple Concerto de Beethoven accompagnée par l’Orchestre de Paris, dirigé par Alain Altinoglu, dans l’émission « Fauteuils d’Orchestre ». Elle collabore plusieurs fois avec l’Orchestre de Pau Pays de Béarn et Fayçal Karoui. En 2019, elle a fait ses débuts à la Philharmonie de Berlin accompagnée du Potsdamer Kammerorchester dans deux concertos de Mozart et Bach. En mars 2021 elle a débuté à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre de Paris dirigé par Julien Masmondet dans un programme Saint-Saëns.

Eva est très impliquée dans la musique de son temps et a créé de nombreuses œuvres, dont certaines lui sont dédiées (Pascal Zavaro, Lucas Debargue, Karol Beffa). Elle a enregistré le Concerto n°2 de Pierre Wissmer pour Claves avec le Hungarian Symphony Orchestra sous la direction d’Alain Pâris.

Également chambriste passionnée, Eva participe à l’Académie Seji Ozawa 2014 (Suisse) et joue sous sa baguette au Victoria Hall de Genève et au Théâtre des Champs Élysées à Paris. En récital avec piano, on a pu l’entendre aux Sommets Musicaux de Gstaad, à la Festspiele Mecklenbourg-Vorpommern en Allemagne, aux Rencontres Musicales d’Évian ainsi qu’au Konzerthaus de Berlin. Elle s’est produite en Russie au Mariinsky Concert Hall dans le cadre du Festival « White Nights ».

Sa discographie témoigne de sa sensibilité et de son engagement artistique : en novembre 2024 parait Notturno, son premier album chez La Dolce Volta, consacré aux sonates de Szymanowski et Fauré, avec le pianiste Clément Lefebvre. Son enregistrement en première mondiale de la Sonate pour violon et piano d’Oskar Posa (1901) avec Juliette Journaux, paru en 2025 chez Voilà Records, a été unanimement salué par la critique internationale

Eva Zavaro joue sur un violon italien dit « Cornell, McMenemy » réunissant un travail de Nicolo Amati avec celui d’Antonio Stradivari, qui lui est aimablement prêté.

Roger Muraro

Jeudi 16 juillet

Récital de piano

Crédit photo: © Jean-Baptiste Millot

Né à Lyon en 1959 de parents vénitiens, Roger Muraro entreprend dans sa ville natale des études de saxophone avant de découvrir le piano en autodidacte. A 17 ans, il entre dans la classe d’Yvonne Loriod au Conservatoire de Paris et fait la connaissance d’Olivier Messiaen. Il s’impose très tôt comme l’un des interprètes majeurs du compositeur français et lui consacre en 2001 une intégrale de son œuvre pour piano seul unanimement saluée.

Doté d’une technique éblouissante, étudiant plusieurs années avec Eliane Richepin, il a été lauréat des concours Franz Liszt de Parme et Tchaïkovsky de Moscou. Imaginatif et rigoureux, son jeu se met toujours au service de la poésie et de la sincérité.Accueilli dans les plus grandes salles du monde, il collabore avec les plus grands chefs d’orchestre (Daniel Barenboim, Myung-Whun Chung, Marek Janowski, Zubin Mehta, Sir Simon Rattle, …) ainsi qu’avec les plus prestigieuses formations (Berlin, Paris, New-York, Milan, Londres, Vienne, Tokyo, …).

Ses nombreux enregistrements de musique du XXe siècle (Messiaen, Boulez, Bartok, Ives entre autres) ont enrichi une discographie déjà très vaste : Rachmaninov, Albeniz, Liszt, Chopin, Ravel (intégrale pour piano seul et les 2 concertos), Debussy …

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En 2016, Roger Muraro a rassemblé les esquisses d’une œuvre concertante pour plusieurs solistes d’Olivier Messiaen. Retrouvées dans les archives du compositeur à la Bibliothèque nationale de France, ces esquisses ont été adaptées pour le piano solo sous le titre Fauvettes de l’Hérault – concert des garrigues dont Roger Muraro a assuré la création au mois de juin 2017 à Tokyo. L’ouvrage a été publié par les Editions Leduc et enregistré en première mondiale pour harmonia mundi en novembre 2018.

Autre première mondiale, l’enregistrement du concerto pour piano et orchestre Step Right Up du compositeur portugais Vasco Mendonça, avec l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian dirigé par Benjamin Shwartz.Après ces dernières années consacrées à la création contemporaine, Roger Muraro redonne toute sa place au répertoire romantique avec les Harmonies poétiques et religieuses de Liszt qu’il joue aux côtés de Lambert Wilson et l’enregistrement des Années de pèlerinage toujours de Liszt publié chez Alpha Classics en 2024.

Prima la musica orchestra

Vendredi 17 juillet

Prima la Musica Orchestra, a été créé en 2023 par Philip de la Croix, fondateur et directeur artistique de la saison de concerts vincennoise Prima La Musica, et par le chef d’orchestre Jean-Luc Tingaud. Eva Zavaro les a rejoints pour assurer le rôle de violon solo de ce nouvel ensemble qui réunit de jeunes et brillants interprètes, se choisissant par affinités, tous désireux de porter l’orchestre au niveau le plus haut et animés d’une énergie communicative. Indépendant, audacieux et enthousiaste, le Prima la Musica Orchestra a créé une « sonorité » unique fondée sur une haute exigence artistique.

Jean-Luc Tingaud, chef d’orchestre

crédit photo : © Jean-Baptiste Millot

Après des études au Conservatoire Supérieur National de Musique de Paris, il est choisi par Manuel Rosenthal pour être son assistant. Rosenthal, qui fut lui-même l’élève de Maurice Ravel, transmit à Jean-Luc Tingaud sa passion de la musique française.

L’opéra figura toujours au premier rang des intérêts de Jean-Luc Tingaud. Depuis 2001, il fut invité régulièrement au Festival de Wexford où il dirigea notamment Sapho de Massenet, Pénélope de Fauré, Le Roi malgré lui de Chabrier.

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D’autres sollicitations l’amenèrent à diriger Roméo et Juliette de Berlioz au Teatro Nacional de São Carlos à Lisbonne, Werther au Festival della Valle d’Itria de Martina Franca, La Damnation de Faust à Reims, Pelléas et Mélisande et Carmen à l’Opéra de Toulon, Le Siège de Corinthe au Festival Rossini de Wildbad, Faust au Macerata Festival, The Turn of the Screw à l’Opéra de Lille, L’Heure espagnole avec l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris, Dialogues des carmélites, Madama Butterfly et La Bohème à l’Opéra de Pittsburgh, Pelléas et Mélisande au Theâtre national de Prague, The Pearl Fishers pour l’English National Opera, Roméo et Juliette aux Arènes de Vérone, La Fille du régiment au Teatro Real de Madrid, Die Entführung aus dem Serail au Grange Festival et Carmen au New National Theatre de Tokyo.

Sa discographie inclut Sapho enregistré à Wexford (Fonè), Werther enregistré à Martina Franca (Dynamic), La Voix humaine à Compiègne (DVD) et Le Siège de Corinthe (Naxos) à Bad Wildbad. Il mène une série d’enregistrements symphoniques pour Naxos, dont ceux de la musique de Dukas (L’Apprenti sorcier, La Péri and Symphonie in C), Bizet (Roma, Patrie, Jeux d’enfants etc.) et Poulenc (Les Biches, Sinfonietta and Les Animaux modèles) avec le RTÉ National Symphony Orchestra de Dublin, et d’Indy (incluant sa Symphonie No.2), César Franck (des poèmes symphoniques dont Psyché dans sa version complète) eainsi que Massenet avec le Royal Scottish National Orchestra. Il a enregistré les symphonies de Franck et de Chausson avec l’orchestre RSB de la radio de Berlin et récemment fait paraître une intégrale de la musique symphonique de Fauré, en 3 CD, à la tête de l’Orchestre National d’Irlande.

Il fit en 2004 ses débuts à Londres au Barbican en dirigeant l’English Chamber Orchestra avec les solistes Joshua Bell et Steven Isserlis. Parmi les autres orchestres avec lesquels il eut l’occasion de travailler, citons le Royal Philharmonic Orchestra, l’Ulster Orchestra, le Royal Scottish National Orchestra, le Bournemouth Symphony Orchestra, l’Orchestra Filarmonica Arturo Toscanini, l’Orchestre du Teatro Carlo Felice à Genève, l’Orchestre du Teatro Massimo à Palermo, les Orchestres philharmoniques de Varsovie et Cracovie, l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre National de Lyon et le Tokyo Philharmonic Orchestra.

Parmi ses engagements récents comptent la direction du Fernand Cortez de Spontini au Maggio Musicale Fiorentino, de Lakmé au National Centre for the Performing Arts de Pékin et de L’Ange de Nisida de Donizetti au Donizetti Opera Festival de Bergamo, lequel reçut le Prix Spécial du jury du Premio Franco Abbiati, une des plus prestigieuses récompenses dans le domaine de la musique classique.

Il a récemment été nommé principal chef invité de la Beethoven Academy Orchestra de Cracovie et a également fondé, aux côtés de la violoniste Eva Zavaro, le Prima la Musica Orchestra.

Eva Zavaro, violon solo

Crédit photo: © Olivier  Lalane

« Raconter et émouvoir »

Telle est la mission de la musique pour Eva Zavaro. Née en 1995 à Paris, d’un père compositeur français et d’une mère violoniste polonaise, elle est l’une des violonistes françaises parmi les plus brillantes de sa génération. Amoureuse de la musique, elle « joue avec le cœur » (Ivry Gitlis) dans de nombreux pays, en soliste ou chambriste, partageant la scène avec des musiciens renommés. Après ses études au CNSM de Paris (avec Roland Daugareil, Suzanne Gessner et Christophe Poiget), elle s’est perfectionnée auprès de Julia Fischer à la Hochschule für Musik de Munich.

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Elle est nommée dans la catégorie « Révélation Soliste Instrumental » des Victoires de la musique classique 2021. En 2018, elle remporte le Premier Prix du Concours International Johannes Brahms en Autriche ainsi que le Prix Vadim Repin pour la meilleure interprétation de Mozart. Elle s’est vue distinguée du prix « Révélation » 2023 de la Fondation Engie ainsi que du Prix Georges Enesco 2016 de la SACEM.

À 14 ans, Eva s’est produite en tant que soliste avec le London Symphony Orchestra sous la direction de Sir J. E. Gardiner à la Salle Pleyel. Depuis, elle collabore avec de nombreux orchestres à travers le monde : elle joue au Rudolfinum de Prague dans le Poème de Chausson et Tzigane de Ravel, interprète le Triple Concerto de Beethoven accompagnée par l’Orchestre de Paris, dirigé par Alain Altinoglu, dans l’émission « Fauteuils d’Orchestre ». Elle collabore plusieurs fois avec l’Orchestre de Pau Pays de Béarn et Fayçal Karoui. En 2019, elle a fait ses débuts à la Philharmonie de Berlin accompagnée du Potsdamer Kammerorchester dans deux concertos de Mozart et Bach. En mars 2021 elle a débuté à la Philharmonie de Paris avec l’Orchestre de Paris dirigé par Julien Masmondet dans un programme Saint-Saëns.

Eva est très impliquée dans la musique de son temps et a créé de nombreuses œuvres, dont certaines lui sont dédiées (Pascal Zavaro, Lucas Debargue, Karol Beffa). Elle a enregistré le Concerto n°2 de Pierre Wissmer pour Claves avec le Hungarian Symphony Orchestra sous la direction d’Alain Pâris.

Également chambriste passionnée, Eva participe à l’Académie Seji Ozawa 2014 (Suisse) et joue sous sa baguette au Victoria Hall de Genève et au Théâtre des Champs Élysées à Paris. En récital avec piano, on a pu l’entendre aux Sommets Musicaux de Gstaad, à la Festspiele Mecklenbourg-Vorpommern en Allemagne, aux Rencontres Musicales d’Évian ainsi qu’au Konzerthaus de Berlin. Elle s’est produite en Russie au Mariinsky Concert Hall dans le cadre du Festival « White Nights ».

Sa discographie témoigne de sa sensibilité et de son engagement artistique : en novembre 2024 parait Notturno, son premier album chez La Dolce Volta, consacré aux sonates de Szymanowski et Fauré, avec le pianiste Clément Lefebvre. Son enregistrement en première mondiale de la Sonate pour violon et piano d’Oskar Posa (1901) avec Juliette Journaux, paru en 2025 chez Voilà Records, a été unanimement salué par la critique internationale

Eva Zavaro joue sur un violon italien dit « Cornell, McMenemy » réunissant un travail de Nicolo Amati avec celui d’Antonio Stradivari, qui lui est aimablement prêté.

Tatsuki Sasanuma, violoncelle solo

Tatsuki Sasanuma est né au Japon en 1994. Il a été primé à de nombreux concours, notamment au 65ème concours international de quatuor à cordes de l’ARD de Munich, au Young Concert Artist de New-York en 2019, au concours international de musique de Yokohama, au concours international de musique roumaine au Japon, au concours international de musique de chambre Mozart de Salzbourg.Il a reçu le 20ème prix du Saito Hideo Memorial Fund 2022 ainsi que du prix du festival international de musique de Kirishima et le prix de son directeur musical, Tsutsumi Tsuyoshi.

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Tatsuki Sasanuma a joué avec de nombreux artistes renommés, notamment Martha Argerich, Mischa Maisky, Maxim Vengerov, Ivry Gitlis, Paul Meyer, Jörg Widmann et le Jerusalem Quartet. Il s’est également produit en soliste avec le New Japan Philharmonic Orchestra, le Tokyo Symphony Orchestra, le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, le Prague National Theater Orchestra, le Slovak Philharmonic Orchestra, le Baden Baden Philharmonic Orchestra entre autres.Tatsuki est membre du trio à cordes Rizzle, du quatuor à cordes Amabile ainsi que du La Luce String Octet.

Formé à l’école de musique de Tôhò Gakuen à Tokyo, à la Hochschule de Freiburg en Allemagne ainsi qu’à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth en Belgique, il a récemment terminé le cursus Élite à l’Ecole Normale Alfred Cortot à Paris sous le mentorat d’Henri Demarquette. Il joue actuellement un instrument de C. F.Landolfi fait en 1771 (Collection Munetsugu).

Sirba octet

Samedi 18 juillet

Crédit photo: © Bernard Martinez 

Violons : Richard Schmoucler, Laurent Manaud-Pallas

Alto : Hervé Blandinières

Violoncelle : Claude Giron

Contrebasse : Stanislas Kuchinski

Clarinette : Rémy Delangle

Cymbalum : Lurie Morar

Piano : Christophe Henry

Arrangeur: Cyrille Lehn

 

Tantz ! qui signifie danse en yiddish sert ici de prétexte pour l’envolée musicale expressive, virtuose et dansante que propose le Sirba Octet. Un florilège de titres marqués par les sonorités traditionnelles des Doina, Hora, Sirba… Autant d’émotions et de surprises que les klezmorims et les musiciens tziganes offraient à leur public en traversant les villages pour y animer les fêtes et les mariages.

En 2003, le violoniste Richard Schmoucler prend le pari de créer un ensemble à mi-chemin entre l’academisme classique et la musique traditionnelle d’Europe de l’Est Il s’associe à cinq de ses amis musiciens membres des orchestres de Paris, du National de France et de l’Opéra de Paris, à un pianiste, un cymbaliste et à l’arrangeur Cyrille Lehn pour former le Sirba Octet.

Cet ensemble singulier qui propose une lecture originale du répertoire klezmer, yiddish et tzigane sort son premier album A Yiddishe Mame chez le label Naïve Classic en 2005.

Ce programme acoustique et intimiste au coeur des mélodies d’Europe de l’Est est un florilège d’airs aux accents slaves et yiddish, souvenirs des ambiances festives et familiales de son fondateur Richard Schmoucler. C’est à travers cette histoire constitutive de sa culture et de sa sensibilité qu’il conçoit ensuite ses différents programmes et choisit de faire revivre ces musiques dans le présent de musicien.

 

Richard Schmoucler : Violoniste et directeur artistique du Sirba Octet

crédit photo : © Studio Cabrelli

Titulaire à l’Orchestre de Paris depuis 1998, Richard Schmoucler se forme au CNSM de Paris. Il se perfectionne avec Ivry Gitlis, Maya Glézarova au Conservatoire Tchaïkovski puis avec Tibor Varga et Myriam Solovief. Lauréat de la Fondation Bleustein-Blanchet et de la Fondation de France, il est régulièrement invité en tant que violon solo par l’Orchestre de chambre d’Auvergne. Richard Schmoucler donne des masterclasses et des concerts (Académie Festival des Arcs, PESM de Bourgogne, Orschule de Bydgoszcz en Pologne…). Il crée en novembre 2012 la première mondiale de la sonate pour violon et électronique Frises de Kaija Saariaho dont il est dédicataire. Il a été responsable pédagogique de l’Orchestre Atelier Ostinato de 2011 à 2018. Depuis 2016, il est professeur de préparation au concours d’orchestre au CRR de Paris.